Planifier une période d’essai, poser des congés sur un trimestre, estimer la charge de travail d’un projet sur six mois : toutes ces situations nécessitent de connaître le nombre de jours ouvrés 2026 avec précision. En France métropolitaine, ce chiffre s’établit à 252 jours ouvrés pour l’année 2026, en comptant les jours du lundi au vendredi et en retirant les 11 jours fériés nationaux qui tombent en semaine.
Les jours fériés 2026 qui tombent en semaine : la base du calcul
Avant de poser un chiffre global, on part des jours fériés légaux. En 2026, voici les 11 jours fériés nationaux et leur positionnement dans la semaine :
- 1er janvier (jeudi) : fermé
- Lundi de Pâques : 6 avril (lundi)
- 1er mai (vendredi) : seul férié obligatoirement chômé par la loi
- 8 mai (vendredi)
- Ascension : 14 mai (jeudi)
- Lundi de Pentecôte : 25 mai (lundi)
- 14 juillet (mardi)
- 15 août (samedi) : tombe le week-end, ne retire aucun jour ouvré
- 1er novembre (dimanche) : tombe le week-end, ne retire aucun jour ouvré
- 11 novembre (mercredi)
- 25 décembre (vendredi)
En 2026, deux fériés tombent un samedi ou un dimanche (15 août et 1er novembre). Ils ne réduisent pas le compteur de jours ouvrés. Les 9 fériés restants tombent du lundi au vendredi et sont déduits du total.
Le calcul de base : 52 semaines de 5 jours = 260 jours potentiels, moins 9 jours fériés en semaine, ce qui donne 251 ou 252 jours ouvrés selon le positionnement exact des jours fériés et la prise en compte des jours de chevauchement en début et fin d’année.
Jours ouvrés, jours ouvrables, jours calendaires : quelle différence pour la paie et les congés

La confusion entre ces trois notions génère des erreurs dans les bulletins de paie et les calculs de préavis. Voici ce que chaque notion couvre concrètement.
Jours ouvrés : les jours effectivement travaillés dans l’entreprise, en général du lundi au vendredi, hors jours fériés chômés. C’est la base utilisée pour la gestion des absences dans la plupart des logiciels RH.
Jours ouvrables : tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés chômés. Cela couvre donc aussi le samedi. Le Code du travail s’appuie sur cette notion pour le calcul légal des congés payés : un salarié acquiert 30 jours ouvrables par an, soit 5 semaines.
Jours calendaires : tous les jours de l’année sans exception, week-ends et fériés compris. Utilisés pour certains délais contractuels et légaux (préavis, délai de rétractation).
Un salarié qui pose une semaine de congés voit décompter 5 jours ouvrés de son solde si l’entreprise gère les congés en jours ouvrés, ou 6 jours ouvrables si elle applique le calcul légal. Le résultat en termes de repos est identique, mais le quota annuel diffère en apparence : 25 jours ouvrés correspondent aux mêmes 5 semaines que 30 jours ouvrables.
Ce que le chiffre de 252 jours ouvrés ne dit pas sur vos jours réellement travaillés
Le total de 252 jours suppose que tous les jours fériés tombant en semaine sont chômés dans l’entreprise. Or, seul le 1er mai est obligatoirement chômé en droit commun. Pour les dix autres fériés, le repos dépend d’un accord collectif, d’un usage d’entreprise ou d’une décision de l’employeur.
Une entreprise qui ne chôme pas le 14 juillet, par exemple, travaille ce mardi comme un jour ordinaire. Son calendrier réel comptabilise alors 253 jours ouvrés au lieu de 252.
Par ailleurs, 252 jours ouvrés n’est pas le nombre de jours réellement travaillés par un salarié. Ce chiffre ne déduit ni les congés payés, ni les RTT, ni les absences pour maladie ou formation. Un salarié à 35 heures avec 25 jours de congés et quelques jours de RTT travaille en réalité autour de 215 à 220 jours dans l’année, selon son régime.
Calcul des jours ouvrés 2026 par trimestre et par mois
Pour la planification de projets ou le suivi de la charge mensuelle, voici une décomposition indicative par période, en retenant les hypothèse standard (lundi-vendredi, fériés chômés) :
Le premier trimestre (janvier-mars) est dense en jours ouvrés : janvier perd un jour avec le 1er janvier, mais février et mars ne comptent aucun férié en semaine. Le deuxième trimestre est le plus allégé de l’année avec le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, l’Ascension et le lundi de Pentecôte, soit cinq fériés en semaine concentrés sur moins de deux mois.
Le troisième trimestre perd uniquement le 14 juillet, ce qui en fait l’un des trimestres les plus chargés. Le quatrième trimestre perd le 11 novembre et le 25 décembre, avec les deux fériés d’octobre et de début novembre tombant en week-end.
Cette concentration des fériés au printemps explique pourquoi les équipes qui planifient leurs projets au trimestre sous-estiment souvent la charge disponible entre avril et juin.
Calcul spécifique en Alsace-Moselle et dans les DOM
Le régime national ne s’applique pas partout. En Alsace-Moselle, le droit local ajoute deux jours fériés : le Vendredi saint (3 avril 2026) et le 26 décembre. En 2026, le 26 décembre tombe un samedi, il ne retire donc pas de jour ouvré. En revanche, le Vendredi saint du 3 avril tombe un vendredi et réduit le total à 251 jours ouvrés pour les établissements concernés.
Dans les départements et régions d’outre-mer, un jour férié supplémentaire commémore l’abolition de l’esclavage, à une date différente selon le territoire. Ce jour tombe en semaine certaines années et réduit d’autant le total de jours ouvrés local.
Pour un calcul utilisable en paie ou en gestion des temps, le total de 252 jours ouvrés vaut pour la métropole hors Alsace-Moselle. Pour les autres régimes, un ajustement d’un à deux jours s’impose selon le calendrier de l’année.
Travailler avec un total national brut sans vérifier les spécificités locales reste la source d’erreur la plus courante dans les projections annuelles de charge.

